Après quelques mois d'absence, grand retour des critiques ciné... Comme c'était le cas précédemment, le but sera de donner son avis, son sentiment vis à vis d'un film sorti en salle. A mon tour, j'attendrai des réactions au film concerné et à d'autres. Conseils, avis, notes...Encore une fois, votre participation rend ce blog plus vivant...
Quantum of solace de Marc Forster, avec Daniel Craig, Mathieu Amalric, Olga Kurylenko...
Même s'il lutte pour ne pas faire de sa dernière mission une affaire personnelle, James Bond est décidé à traquer ceux qui ont forcé Vesper à le trahir. En interrogeant Mr White, 007 et M apprennent que l'organisation à laquelle il appartient est bien plus complexe et dangereuse que tout ce qu'ils avaient imaginé...
Bond croise alors la route de la belle et pugnace Camille, qui cherche à se venger elle aussi. Elle le conduit sur la piste de Dominic Greene, un homme d'affaires impitoyable et un des piliers de la mystérieuse organisation. Au cours d'une mission qui l'entraîne en Autriche, en Italie et en Amérique du Sud, Bond découvre que Greene manoeuvre pour prendre le contrôle de l'une des ressources naturelles les plus importantes au monde en utilisant la puissance de l'organisation et en manipulant la CIA et le gouvernement britannique...
Pris dans un labyrinthe de traîtrises et de meurtres, alors qu'il s'approche du vrai responsable de la trahison de Vesper, 007 doit absolument garder de l'avance sur la CIA, les terroristes
et même sur M, afin de déjouer le sinistre plan de Greene et stopper l'organisation...
Qu'est-ce qui nous pousse encore à aller voir un "James Bond"? La question se pose en bon et due forme lorsque l'on sait qu'il s'agit déjà du 22è volet de la saga de Ian Flemming.
Ce que l'on ne peut retirer, c'est que l'attente est toujours présente. Pour son jour de sortie, dans la salle dans laquelle nous étions avec le cousinus, pour la séance de 22h35, les trois quart de la salle était pleine. De même, on apprenait ce matin que, pour son jour de sortie, le film à battu le record de tous les autres James Bond. Le constat fait, attachons-nous à la cause.
Nous pourrions dire que ce succès est d'abord le fruit de codes savamment étudiés. Un gentleman (limité) à l'anglaise,immortel, ravageur des coeurs de femmes pas farouches pour un sou, et soumises au charme destructeur du bel âtre. Une suite de cascades impressionnantes servies par un budget pharaonique, associé aux méandres d'un monde mystérieux et noir. Peut-être est-ce aussi par un assortiment assez conséquent, de gadgets multiples et variés qui assouvissent tout le fantasme du grand enfant qui s'est, un jour, comme beaucoup, rêvé, agent secret... Car ne nous y méprenons pas, les bons deux tiers de la salle obscure était occupé par des êtres de sexe masculin. Pour moi, ainsi la raison principale de cette affluence est, sans doute alors, un ensemble de valeurs machistes, qui excitent le regard masculin pour son retour dans l'enfance, et les femmes pour la perfection, du moins physique, de l'homme.
Maintenant, un autre point est peut-être facteur d'audience. C'est le deuxième film dans lequel le rôle-titre est attribué à Daniel Craig. Pour sa première apparition, il y a deux ans dans Casino Royale, le film avait crée l'évènement, de par un véritable renouveau du personnage. Le personnage de Flemming, apparaît ainsi beaucoup plus torturé, tourmenté: en un mot humain. Ce virage pris, inabouti dans Casino Royale , se confirme et se renforce dans ce nouvel opus où notre héros est en proie à la vengeance furieuse. Il tue, comme pour nourrir sa douleur affamée.
Autre intérêt présent sur les deux derniers films de la série, la place secondaire, dans les cascades, de gadgets, les scènes d'action, jouent plus sur une mise en scène joliement étudiée et donnent de grands moments à couper le souffle. En effet le décor est un acteur majeur pour ces scènes, qui font en partie la saveur de ce nouveau film, par un voyage ahurissant à tous les instants du film aux quatres coins du globe.
Nous pouvons aussi citer comme points positifs du film et qui contribue clairement à un succès mérité: des images exceptionnels, une description d'un monde noire en prise avec la réalité actuelle, des seconds rôles trés bons comme le frenchy Mathieu Amalric, une bande originale (Alicia Keys et Jack White) s'inscrivant dans la droite lignée des précédents, remise au goût du jour. Tout apparaît étudié dans le moindre détail, jusqu'au générique, dans lequel apparaît cette chanson, où le suspense pointe son nez. Il remplit son rôle de "donneur d'envie de voir la suite".
Bref, pas une minute d'ennui, dans ce film où la mécanique renouvelée, modernisée, est parfaitement huilé. Les puristes s'y retrouveront aussi par un concept sauvegardé. Le seul point que l'on peut reprocher à cette modernité serait l'absence de compréhension possible pour ceux qui n'ont pas vu le dernier film. En effet et c'est une première dans l'histoire de James Bond: ce film est la véritable suite du précédent. Un petit flash-back aurait ainsi été le bienvenu, pour expliquer la folie furieuse de James...Presque parfait.
J'avais noté le précédent, 10/20, par son caractère inabouti. Pour celui-ci un 15.5 semble amplement mérité.